L'Ordre moral un film de Mário Barroso

Synopsis

L'histoire d'une femme libre.

Le 13 novembre 1918, deux jours après l'accord d'armistice qui mit fin à la Grande Guerre, dans un pays plongé dans une profonde pauvreté, le chaos et l'anarchie, Maria Adelaide Coelho da Cunha, héritière et propriétaire du journal Diário de Notícias, disparaît de sa luxueuse résidence du palais de São Vicente de Fora. Son mari, Alfredo da Cunha, poète, dramaturge et directeur de ce quotidien portugais majeur, appelle les lecteurs à aider la police et la famille à retrouver la femme disparue. Débute alors l'une des campagnes les plus moralisatrices, vengeresses et punitives de l’histoire récente. Des policiers et des détectives sont payés pour lancer une grande "rafle" sur tout le territoire national. La chasse à la femme folle a commencé

A quarante-huit ans, Maria Adelaide s'est échappée avec son jeune amant, Manuel Claro, son ancien chauffeur de 26 ans. Sans argent, ni vêtements, ni bijoux. Poussée par son profond désir pour son ami et par la volonté de se libérer du joug hypocrite et moraliste qui l'étouffait. Trois semaines plus tard, ils sont retrouvés et tout un régiment fait irruption dans leur maison sans mandat. Envoyée à l'asile du Conde de Ferreira grâce à la complicité des plus grands psychiatres portugais, Júlio de Matos, Egas Moniz et Sobral Cid, Maria Adelaide va devoir faire face à de longs mois de réclusion et de violence physique et mentale. Mais elle résiste. Avec l'aide de Manuel Claro, elle s'échappe de l'institution hospitalière et se réfugie à Rossão. Des détectives payés par sa famille lui trouvent un refuge et la conduisent à nouveau à l'asile. Accusé d'enlèvement, de viol et de séquestration, Manuel Claro est arrêté et menacé d'une peine de 18 ans de prison.

Le pays est alors toujours en proie à la violence et l'anarchie. Le président Sidónio Pais est assassiné. La réaction des pouvoirs établis contre quiconque manque de respect à l'institution familiale est d'une rare violence et hypocrisie. Maria Adelaide n'a pu céder à sa passion lubrique que parce qu'elle était devenue folle. Matos, Moniz et Cid ont confirmé sa démence, la déclarant héréditairement dégénérée, "privée de la capacité civile de se gouverner et d'administrer ses biens", le conseil de famille déclare son interdiction légale.

Alfredo da Cunha peut enfin vendre le Diário de Notícias, une vente à plusieurs millions et à laquelle sa femme s'était toujours opposée, qui aurait donc été impossible précédemment sans son accord. Le journal commence alors à défendre les intérêts politiques, économiques et militaires qui, sept ans plus tard, en 1926, installeront la dictature.

N’ayant jamais renoncé à retrouver sa liberté, Maria Adelaide parvient à obtenir du ministre de l'Intérieur le décret qui lui permet de sortir de l'institution psychiatrique. Dès lors, grâce à son talent littéraire, elle va dénoncer tout ce misérable processus dont elle a été victime, luttant en même temps pour la libération de Manuel Claro, qu'il finit par obtenir après avoir passé quatre ans en prison sans être inculpé. L'interdiction légale de Maria Adelaide n'est levée qu'en 1944, après la mort de son mari et le transfert des biens qu'elle possédait légitimement à son fils. Elle avait 74 ans.

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